|
Sanctions contre le Hamas la France donne son point de vue - 11 avril 2006 - 19:00
Palestine – Suite aux sanctions prise contre le gouvernement palestinien du Hamas par l'Europe le porte-parole du ministères des Affaires étrangères répondait aux journalistes. - Je crois que le Secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan a proposé une réunion du Quartet sur le Proche-Orient début mai. Vous associez-vous à cette idée ?
-Je n'ai pas vu spécifiquement cette proposition de M. Kofi Annan. Le Quartet, de toute manière, se réunit périodiquement à différents niveaux. La France en tant que telle n'est pas membre du Quartet, c'est l'Union européenne qui en est membre, avec la Russie, les Etats-Unis et les Nations unies. Je n'ai donc pas de commentaire particulier sur cette proposition sinon qu'il y a sans doute beaucoup de sujets à discuter en ce qui concerne le Proche-Orient. -Concernant la décision prise hier par le Conseil des ministres de l'Union européenne, y-a-t-il des nuances dans la position française ou bien êtes-vous en accord complet avec les propositions de la Commission ? Peut-on parler éventuellement du mécanisme que vous allez trouver pour aider les Palestiniens si l'Union européenne ne peut pas avoir de contacts directs avec le gouvernement palestinien actuel ? -Nous sommes bien évidemment en accord avec les conclusions du Conseil Affaires générales et Relations extérieures d'hier, par définition, puisque nous y participions. Simplement, j'ai le sentiment parfois en lisant certains commentaires de presse que ces décisions n'ont pas été bien comprises. Il y a des éléments importants à bien avoir en tête. D'abord, ce n'est pas une décision manichéenne, c'est-à-dire que ce n'est pas ''ou on continue, ou on suspend l'aide''. L'aide à l'Autorité palestinienne n'est pas interrompue. L'Union européenne va rester le principal bailleur de fonds à l'Autorité palestinienne. Un deuxième élément important à nos yeux est que tout ce qui va à la population palestinienne doit être préservé. Cela couvre tout ce qui relève de l'aide humanitaire au sens large, vous savez que cela représente à peu près la moitié de l'aide européenne. Puis, dans notre esprit, cela concerne aussi d'autres secteurs comme l'éducation ou la santé où nous devons trouver des mécanismes permettant de continuer à acheminer cette aide vers les Palestiniens. Vous voyez que nous sommes donc très loin de la lecture de certains journaux consistant à dire ''l'Union européenne suspend ou interrompt son aide à l'Autorité palestinienne''. Il y a une très grande partie de l'aide qui va continuer à être acheminée vers les Palestiniens. Un autre élément important à avoir en tête est que tout cela est évolutif. Il est d'ailleurs prévu que le Conseil des ministres de l'Union européenne revienne sur cette question de façon très régulière. Donc c'est évolutif, en fonction évidemment de l'attitude qui sera celle du gouvernement palestinien au regard des trois principes que vous connaissez bien. Ce n'est donc pas une décision que nous prenons aujourd'hui et qui vaut pour l'éternité mais c'est une décision qui est prise maintenant et qui sera périodiquement réexaminée par les ministres. Autre élément important, les ministres européens ont demandé à Israël de restituer aux Palestiniens les rentrées fiscales auxquelles ils ont droit. C'est un élément essentiel pour le fonctionnement de l'Autorité palestinienne. Nous sommes donc encore une fois en accord avec les conclusions du Conseil d'hier, mais ces conclusions sont nuancées. Nous ne sommes pas dans une logique blanc ou noir et ces conclusions ont pour but de favoriser une évolution. Ce n'est pas punitif. Le but est d'encourager une évolution et de faire en sorte que le gouvernement palestinien évolue dans le sens que nous souhaitons. -Si vous dites que l'aide n'est pas coupée par rapport à l'Autorité palestinienne, cela veut-il dire que vous allez acheminer l'aide directement à M. Mahmoud Abbas et pas au gouvernement ? Il y a un flou, une ambiguïté. - D'abord, il y a toute une partie de l'aide pour laquelle ces questions ne se posent pas. C'est tout ce qui transite par l'UNRWA, tout ce qui transite par l'Office humanitaire européen que l'on appelle ECHO, tout ce qui transite par les ONG. Ensuite, effectivement, il y a des cas qui sont plus complexes à gérer et pour lesquels notre souci va être de préserver tout ce qui permet aux Palestiniens d'avoir accès à des services fondamentaux, notamment en matière d'éducation et de santé et là, vous avez raison, il faut que nous trouvions des solutions. Plusieurs solutions ont été évoquées : celle de s'appuyer sur Mahmoud Abbas et de voir comment une partie de l'aide pourrait transiter par des organismes qui lui seraient directement attachés. Cette solution avait été évoquée par le président de la République récemment. Il y a aussi l'idée dans certains cas d'avoir des aides directes aux hôpitaux, aux écoles et aux universités qui n'obligent pas à avoir une coopération avec le gouvernement du Hamas. Par ailleurs, vous savez qu'a été envisagée hier la possibilité de contacts techniques, c'est ce qu'a dit Mme Plassnik, la présidente en exercice de l'Union européenne et c'est ce qu'a confirmé Catherine Colonna, la ministre déléguée aux Affaires européennes qui nous représentait à Luxembourg. Nous n'excluons pas des contacts à des niveaux techniques, là où c'est nécessaire. -Qu'est-ce que cela veut dire ? - Je ne peux pas vous donner de détails aujourd'hui. Mais cela veut dire que, dans les cas où il y a nécessité d'avoir un contact sur le terrain avec tel ou tel fonctionnaire palestinien, dans la mesure où c'est inévitable, ce contact aura lieu. Cela ne vaudra pas, dans notre esprit, comme un contact politique avec les membres du gouvernement Hamas. - La situation actuelle, dans le domaine de la santé, surtout à Gaza, est catastrophique. Il y a une pénurie terrible. Il faut faire quelque chose au plus vite. Et les médias français, quand ils présentent la décision du Conseil, c'est comme si l'Europe coupait l'aide. Par ailleurs, confirmez-vous que M. Bassam Abou Charif, membre du Conseil palestinien et ancien conseiller de Yasser Arafat, était à Paris et a établi des contacts en concertation avec le président du Hamas ? - Sur votre premier point, en effet, il y a parfois une présentation qui est un peu caricaturale. C'est cette présentation que je tenais à rectifier. J'ajoute simplement un élément qui a été dit hier à Luxembourg, qui est que nous sommes très sensibles aussi aux difficultés de circulation qui existent actuellement entre les Territoires palestiniens et l'extérieur, notamment pour ce qui est des marchandises. Nous appelons Israël à respecter les obligations qui sont les siennes, à la fois au regard des accords de 1995 et au regard de l'accord qui a été conclu en novembre dernier sur les points de passage. C'est aussi un élément très important pour l'économie des Territoires palestiniens et nous lançons un appel à Israël, du côté français et du côté européen. S'agissant du deuxième aspect de votre intervention, j'avoue que je ne suis pas du tout au courant de la présence de cette personne. - Et la visite de M. Abbas, est-elle fixée ? - Comme nous l'avons dit hier, sur le principe, oui. Simplement, la date vous sera confirmée un peu plus tard, plutôt par l'Elysée que par nous.
Pensez aussi à vous référencer sur le réseau d'annuaires ENVEA
Mentions légales | Nous contacter | Qui sommes-nous ? | Chiffres-clé | Recommander ce site | Partenaires | Liens divers Internet |
Communiqués de presse
Vous souhaitez nous communiquer vos actualités, nouveaux produits, manifestations,..., en matière d’informatique, de matériels high-tech, d'avancées scientifiques, …, envoyez-nous vos communiqués de presse.
Publicité Forum : Vos réactions Vous souhaitez réagir à un article, ouvrir le débat sur un thème qui vous est cher... > Participez au forum du référencement Nos flux RSS Vous souhaitez intégrer nos flux Tous nos flux RSS > ici ! |
||||||
| © RecyConsult / 2008 - Enregistré à la CNIL n°893989 | |||||||
![]() | Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites sur cette page (contenus, photos, logos .) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par RECYCONSULT. Aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de RECYCONSULT. | ||||||