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Thierry Breton annonce la croissance en France et la baisse du chômage - 01 avril 2006 - 19:30
Economie - L'économie française est « solidement » ancrée en « régime de croissance » en 2006, selon Thierry Breton. Il table sur une croissance économique en France compris entre +2 et +2,5% sur l'année 2006. Le ministre de l'Economie Thierry Breton a réaffirmé qu'il prévoyait une croissance du PIB français située entre 2% et 2,5% pour 2006. Il a également annoncer que le taux de chômage passerait sous le seuil de 9% « avant la fin de l'année » et « approcherait 8,7% - 8,8% en avril (2007) », grâce notamment à la création nette de 200.000 emplois en 2006. Il a précisé qu'il devrait y avoir une poursuite de la baisse du chômage avec 200.000 demandeurs d'emploi en moins. Il a précisé s'attendre à « au moins 0,6% de croissance » du PIB au premier trimestre 2006. Pour Thierry Breton la croissance économique française est « stabilisée » dans la fourchette de 2% à 2,5%. Thierry Breton a annoncer une hausse probable du pouvoir d'achat des Français de plus de 2% sur 2006.
Lors de la conférence de presse trimestrielle de Thierry Breton ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie, pour le ministre « Alors que l'actualité du moment traduit des blocages malheureusement trop fréquents de notre pays (débat économique insuffisant, gestion de l'adaptation difficile), c'est le côté pile de la France, je suis heureux de pouvoir mettre en avant ce matin le côté face, la France qui réussit à rebondir économiquement et qui respecte ses engagements. J'ai souhaité modifier le format de ces rencontres pour faire une brève intervention et laisser ainsi le maximum de places à vos questions. » Pour lui, « L'Insee l'a notifié à la Commission hier : la France n'est plus en situation de déficit excessif et notre déficit public, à 2,9 % ( -2,87 % exactement !), est rentré dans le rang européen en 2005 ! C'était l'engagement que j'avais pris devant les Françaises et les Français il y a un an en présentant mes objectifs de finances publiques. Cet engagement est tenu sans aucune ambiguïté, malgré les pronostics parfois négatifs et souvent dubitatifs que j'ai pu entendre ici ou là. » Thierry Breton a ajouté qu'il pouvait dire aujourd'hui que « la partie n'était pas gagnée d'avance. Avec un budget hérité de mon prédécesseur sur une croissance escomptée à 2,5 %, 2005 aura connu une activité qui aura finalement été plus faible d'un point, des dépenses de santé qu'il a fallu contenir malgré leur dynamisme spontané et une exécution budgétaire de l'État qu'il a fallu gérer avec précision. Mes services m'annonçaient en effet encore à l'été une dérive importante (3,4 % du PIB anticipé). Mais, comme je l'ai dit aux parlementaires cet automne, mon rôle de ministre des Finances, c'est avec le ministre délégué au Budget, JF. Copé, d'exécuter le budget comme il a été voté et de garantir, quoi qu'il arrive, le niveau déficit fixé. Ce résultat, il tient aux mesures qui ont été prises dès l'été : les gels puis les annulations de crédits, la bonne gestion de la trésorerie de l'État et une adaptation de l'acompte d'IS pour rééquilibrer ses effets de trésorerie ... » Selon le ministre des Finances « Fondamentalement, cette excellente nouvelle sur le front des finances publiques envoie avant tout 2 messages à nos compatriotes : d'abord, la France revient après plusieurs années dans les clous du Traité de Maastricht comme elle s'y était engagée ; ensuite, plus crucial encore à mes yeux, cela montre que nous faisons ce que nous disons ! J'ai pris deux engagements : premièrement, pour 2005 tenir les 3 % de déficit ; deuxièmement, pour 2006 stabiliser pour la première fois depuis de nombreuses année le ratio « dette sur PIB » par rapport à l'année précédente. Le 1er engagement est donc tenu ! C'est la clé du retour de la confiance, elle-même moteur de la croissance. Concernant mon 2e engagement, je confirme que cet objectif pourra être atteint et j'espère même pouvoir engager une réduction du ratio dette sur PIB dès 2006 par rapport à 2005. Pour cela, il nous faut consolider la position de nos comptes publics en dessous des 3 %. Je me fixe donc pour cette année un nouvel objectif de déficit de 2,8 %, soit un progrès supplémentaire par rapport aux 2,9 % qui était notre objectif du PLF 2006. Ceci tient compte de l'amélioration obtenue sur 2005 dans la culture de progrès dans laquelle nous sommes engagés. » Il a précisé qu'au-delà de 2006, « le Premier ministre a fixé des objectifs ambitieux à l'occasion de la conférence nationale des Finances publiques réunie à Bercy en janvier : revenir à l'équilibre des comptes publics et sous 60% du PIB de dette d'ici 2010. » « J'en viens maintenant à la situation de notre économie. Où en sommes-nous aujourd'hui ? L'économie française est aujourd'hui sortie de la succession de chocs qu'elle a connus depuis 2001 : la crise internationale de 2001-2002, le choc pétrolier progressif qu'a représenté le doublement du prix du brut de début 2004 à fin 2005 et son triplement depuis fin 2002, mais également – et je pense là plus particulièrement aux centaines de milliers de PME – le difficile ajustement aux 35 heures imposées qui a coûté si cher à notre économie. Tout cela est derrière nous, et notre économie est aujourd'hui solidement en régime de croissance. J'en veux d'abord pour preuves la comparaison point par point de notre situation par rapport à celle d'il y a un an. J'ai demandé qu'on représente en un seul coup d'œil cette évolution sous la forme de ce qu'on peut appeler le « radar » de l'économie française. Il se lit de façon simple ; mieux se portent les tendances de notre économie, plus le graphe est en expansion : concernant l'activité d'abord : l'Insee vient de réviser ses chiffres de croissance du 4e trimestre : la croissance s'est finalement élevée à + 0,4 % au 4e trimestre (contre + 0,2 % en première estimation). C'est une excellente nouvelle ! Au total, la croissance s'est donc bien installée dès le second semestre 2005 sur un rythme annualisé entre 2 et 2,5 %. C'est exactement ce que je vous avais annoncé depuis plusieurs mois et ce que l'Insee vient donc de confirmer ce matin. Mais, ce qui est sans doute plus important encore, c'est que la reprise de cette croissance est enfin équilibrée : c'est précisément ce que montre le radar en s'élargissant selon toutes ses dimensions par rapport à l'année dernière. La consommation reste très solide, les entreprises recommencent à investir et surtout les exportations rebondissent : elles ont progressé sur un rythme annualisé de près de 8 % en 2nde partie de 2005. Bien sûr nos exportations pourraient tirer encore plus notre croissance et beaucoup reste donc à faire dans ce domaine, auprès des PME notamment, comme le montre la comparaison avec l'Allemagne par exemple. Notre performance économique globale est aujourd'hui meilleure que celle de l'Allemagne, sauf sur les exportations. Comme vous le savez, la contrepartie, c'est une demande intérieure allemande atone : c'est ce que montre la forme aplatie du radar allemand par rapport à un radar français plus ouvert – c'est-à-dire des performances plus équilibrées. Ensuite, l'emploi et le pouvoir d'achat , puisqu'en réalité c'est cela qui compte pour nos compatriotes : là encore, beaucoup reste à faire, mais force est de constater que la France va mieux qu'il y a un an. Le taux de chômage a baissé de 10,0 % à 9,6 %, le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 130 000, les créations d'emploi ont triplé dans le privé par rapport à 2004, la progression du salaire de base dans le privé est la plus forte depuis 13 ans, les gains de pouvoir d'achat de l'ensemble des revenus des ménages accélèrent par rapport à 2004 (+ 1,8 % contre + 1,6 %) ! Là encore tout ceci se lit sur le radar sur les branches emploi et pouvoir d'achat, sur lesquelles nous progressons progressivement vers l'extérieur. Vous me permettrez de vous présenter le radar France-Royaume-Uni, que je trouve très instructif. On constate qu'en réalité la France et le Royaume-Uni ont aujourd'hui des performances économiques et financières assez comparables : la croissance et la consommation notamment (même si le Royaume-Uni est en phase de ralentissement et nous en phase d'accélération), même si leur déficit public qui dépasse le notre est en dégradation. La principale différence, c'est la situation de l'emploi, avec un taux de chômage à 9,6 % en France contre 5,0 % au Royaume-Uni. Quand on cherche la différence, on tombe évidemment sur la flexibilité du marché du travail qui n'est sans doute pas étrangère à cet écart. » Pour le ministre Breton « Tout laisse penser aujourd'hui que la croissance s'est encore consolidée au 1er trimestre. J'attends au moins + 0,6 % de croissance. En matière d'emploi et de pouvoir d'achat : je partage le diagnostic de la Note de conjoncture de l'Insee d'une poursuite de la baisse du chômage (l'Insee table sur 9,2 % en juin) que je vois perdurer sur l'année qui vient : au rythme actuel le chômage devrait passer sous la barre des 9 % avant la fin de l'année et approcher 8,7 % - 8,8 % en avril prochain. Cette évolution très favorable, elle vient de la croissance bien sûr mais aussi des effets des mesures pour l'emploi du Gouvernement de Dominique de Villepin et notamment du CNE et du Plan de cohésion sociale. J'attends ainsi, comme la plupart des économistes d'ailleurs, environ 200.000 créations d'emploi au total pour 2006. Les gains de pouvoir d'achat également devraient se poursuivre et dépasser 2 % cette année : cela représente environ 500 € supplémentaire par ménage en moyenne ! Au total, vous le voyez tous les signaux convergent : nous sommes mieux positionnés aujourd'hui qu'il y a un an et tout porte à penser que notre économie va continuer à monter en charge sur l'année qui vient. Je suis très confiant dans la capacité de notre économie à s'inscrire cette année dans la fourchette de croissance annoncée, entre + 2 % et + 2,5 %. »
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