Le 18 septembre 2008, à l’Institut du Monde arabe à Paris s’est tenue une réunion des ministres européens en charge de la famille. La protection de l’enfant dans une Europe des technologies de l’information et de la communication faisait partie des deux thèmes abordés.
Les réseaux de communication sont de puissants leviers facilitant la vie quotidienne. Ils sont une chance de richesse et de développement pour les territoires comme pour les personnes.
Presque 1,2 milliards de personnes sont connectées à la Toile. Un cinquième de la population mondiale sollicite au moins une fois par mois l’un ou l’autre des services disponibles sur l’Internet.
Plus de 42 % des ménages européens sont équipés en connexion internet haut débit. Un européen sur dix à déjà réalisé une page web. Indéniablement, les efforts d’infrastructures et d’équipement entrepris par les Etats et les particuliers placent l’Internet à la tête des médias présentant le plus fort potentiel de développement.
La convergence en cours des technologies, audiovisuelle et de téléphonie, soutient ce potentiel. Ainsi, les observateurs indiquent que le chiffre d’affaires induit par le e-commerce sera passé de 40 milliards d’euros en 2004 à 167 milliards d’euros en 2009.
Dans un tel contexte socialement et économiquement porteur, quelle place est faite à la protection de l’enfant face à ces technologies ? Une étude européenne récente montre que les enfants et les adolescents des pays membres4 ont un usage de l’Internet « remarquablement » homogène.
Les deux activités les plus fréquemment citées par les jeunes interrogés sont les jeux en ligne et la recherche d’informations. En outre, la combinaison des caractères transfrontalier et quasi-instantané du Net expose les jeunes européens aux mêmes risques quel que soit leur nationalité ou leur lieu de résidence.
Ainsi, si l’Internet est porteur de richesses économique et culturelle pour les Etats comme pour les familles, il recèle également des dangers pour les plus jeunes de ses usagers : confrontation à des contenus ou propos traumatisants, contact avec des adultes malintentionnés, cyber-chantage, marketing agressif, apologie de comportements à risque, manipulations diverses et désinformation, addiction…
Comme pour les autres domaines de la vie en société, la protection de l’enfant doit investir le champ de l’Internet et des technologies qui y sont associées. Cet investissement doit s’articuler autour de trois axes :
- quelle méthode et quels outils pour accompagner une convergence technologique respectueuse de l’enfant et de l’adolescent ?
- le contrôle parental : les moyens de soutenir les parents dans leur responsabilité parentale ;
- lutte contre la pédopornographie : vers une coopération préventive en Europe. Source : UE2008