Street View, service de vue en 3D de Google, soulève déjà des critiques en France. Street View permet, après une recherche sur Google Maps, de se déplacer virtuellement, en 3D et à 360° dans des rues qui ont été préalablement photographiées.
Or, pour le 95e Tour de France, Google propose de suivre en 3D tout le parcours de la compétition, comme par exemple à Pailhès dans l’Hérault, un petit village de quelques centaines d’habitants (voir la photo), ce qui peut présenter des problèmes liés à la vie privée.
C’est en effet avec le Tour de France 2008 que Google a choisi d’inaugurer en Europe son service Street View. Ce service rend actuellement possible la visualisation à 360° de l’ensemble du parcours effectué par les coureurs de la grande boucle, et notamment, par exemple, de découvrir le petit village de Pailhès dans l’Hérault (34), situé à une quinzaine de kilomètres de Béziers.
Google, qui veut étendre son service 3D Street View, qui permet de visualiser et de naviguer virtuellement à 360° dans une ville ou autre, en Europe, a choisi l’un des événements sportifs les plus médiatiques, le 95e Tour de France. Google a équipé un véhicule de caméras qui a effectué le parcours de l’épreuve 2008 photographiant, mètre après mètre, la route qui est empruntée les coureurs. Ensuite, le programme permet de se déplacer virtuellement en 3D, à 360°, autour de ce parcours, et même d’effectuer des zooms.
Des aménagements ont été effectués par Google pour respecter les règles de protection de la vie privée avec, le « floutage » des visages et des plaques d’immatriculation. Si pour son arrivée en Europe, Street View a été modifié pour respecter la vie privée et la protection des données personnelles avec un logiciel qui permet de masquer (par « floutage ») visages des personnes et plaques d’immatriculation des véhicules, selon la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), le système n’est pas fiable à 100%. Google précise encore travailler à l’amélioration du procédé.
Un lien «Street View help», permet de signaler à Google la présence d’un visage, d’une plaque d’immatriculation, ou de sa maison que l’on ne souhaite pas voir apparaître, afin quelle soit « flouttée ».
La CNIL a toutefois demandé à Google que, conformément aux règles européennes de la protection des données, les utilisateurs soient clairement informés de leurs droits. Cela pourrait déjà passer par une version française du programme.