L’Unesco a décidé, sans explication, de retirer au dernier moment son soutien à la Première Journée pour la liberté sur Internet organisé par Reporters dans frontières. Alors que Reporters sans frontières lance sur son site Internet www.rsf.org la première Journée pour la liberté sur Internet, l’Unesco retire son patronage de cette Journée pour la liberté sur Internet.
« Plusieurs Etats faisant partie de notre liste des quinze Ennemis d’Internet sont intervenus directement auprès de l’Unesco », a indiqué Reporters sans frontières dans un communiqué.
Reporters sans frontières appelle à manifester virtuellement dans les pays ennemis d’Internet. L’organisation rend également public un rapport détaillé sur la cybercensure et une nouvelle version de son guide pratique du blogueur et du cyberdissident.
Reporters sans frontières a appris, le 11 mars 200, au dernier moment, que l’Unesco retirait son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet organisée ce mercredi 12 mars. Cette décision a été notifiée à Reporters sans frontières par le directeur de la Division de la liberté d’expression, de la démocratie et de la paix de l’organisation onusienne. L’Unesco justifie cette décision en expliquant qu’elle a accordé son patronage au "principe de cette journée" mais qu’elle ne saurait s’associer aux différentes manifestations organisées à l’occasion de cette Journée pour la liberté sur Internet.
Pour Reporters sans frontières, « l’Unesco ne sort pas grandie de cette affaire. Elle fait preuve d’une grande lâcheté à l’heure où les Etats qui ont obtenu qu’elle se déjuge ainsi continuent à emprisonner des dizaines d’internautes. »
« Désormais, tous les 12 mars, nous mènerons des actions pour dénoncer la cybercensure dans le monde. La répression croissante des blogueurs et les fermetures toujours plus nombreuses de sites Internet nécessitent une telle mobilisation, imposent une riposte », a déclaré Reporters sans frontières.
« Notre liste des Ennemis d’Internet a également été mise à jour avec l’arrivée de deux pays : l’Ethiopie et le Zimbabwe. Et nous proposons une nouvelle version du guide pratique du blogueur et du cyberdissident », a ajouté Reporters sans frontières.