Dans une interview réalisée par le site Internet du journal Le Figaro, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a déclaré que l’utilisation d’Internet par des organisations terroristes était l’une de ses « préoccupations majeures ».
Ainsi, Michèle Alliot-Marie a indiqué qu’elle voulait lutter contre l'utilisation d'Internet par les mouvements terroristes. Une lutte qui « nécessite du matériel supplémentaire, des effectifs spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, des moyens juridiques ».
Selon Michèle Alliot-Marie, « le terrorisme islamiste » est la première préoccupation de son ministère. Selon elle, la « propagande terroriste » passe aujourd’hui par Internet, qui relaie également des informations permettant par exemple de « fabriquer des explosifs ou même des armes chimiques ».
La ministre de l’Intérieur souhaite ainsi lutter contre l’utilisation d’Internet par les terroristes pour relayer leur propagande terroriste. Ainsi, c’est « l'une des priorités » qu’elle a assignées aux services. La ministre de l’Intérieur s’est dite résolue et déterminée : « Je veux que nous puissions arrêter la propagande terroriste, découvrir les réseaux opérationnels, remonter jusqu'à eux et les empêcher de nuire » a-t-elle déclaré au Figaro.
Elle ajoute : «L'anticipation est essentielle dans la lutte contre le crime en général et le terrorisme en particulier. Elle est la meilleure des protections.»
Michèle Alliot-Marie a indiqué qu’elle se rendrait « prochainement aux Etats-Unis pour étudier avec les responsables américains comment renforcer notre efficacité antiterroriste, tout en respectant naturellement les libertés fondamentales ». Elle a par ailleurs ajouté qu’elle faisait ce travail de manière régulière avec ses confrères européens.
Dans l’interview publiée par le site Internet du Figaro, Michèle Alliot-Marie a également confié qu’elle s’inquiétait d'une résurgence d'un terrorisme d'extrême gauche, passé en « quelques mois » de « slogans radicaux aux cocktails Molotov et aujourd'hui à la volonté de fabriquer de véritables engins explosifs ».
Michèle Alliot-Marie a rappelé également que « Des groupes liés à Al Qaïda, au Maghreb, au Liban ou dans la zone pakistano-afghane peuvent vouloir frapper des Français expatriés ou des militaires en opération ». « Ils peuvent chercher à perpétrer des attentats sur notre sol ».