Les producteurs indépendants constatent avec satisfaction la croissance du marché du téléchargement de la musique numérique en France, en augmentation de 65,8 % en volume (53,1 millions de titres téléchargés hors sonneries musicales) et de + 27,6 % en valeur (40,2 millions d’euro TTC).
A quelques jours de l’ouverture du MIDEM 2008, l’UPFI dresse un premier bilan de l’année 2007 et fait part des actions qu’elle va entreprendre pour 2008. Selon l’union, malgré le poids encore relativement faible des ventes numériques de musique, « il est incontestable que l’on assiste à un décollage progressif de ce marché » en France.
L’arrivée de nouveaux modèles d’exploitation de la musique basés sur des services d’abonnements, en téléchargement ou en streaming illimité, est suivie avec beaucoup d’intérêt par les producteurs indépendants. L’investissement des grands opérateurs de télécommunication et des Fournisseurs d’accès à Internet (FAI) dans le développement de ces nouvelles offres « constitue une formidable opportunité pour dynamiser » le marché du téléchargement de musique numérique et « opérer un phénomène de bascule grâce à un parc d’abonnés considérable. »
Néanmoins, le marché du CD continue de reculer de façon importante avec 83,1 millions de CD vendues, soit – 18,3 % par rapport à 2006 en volume, pour un chiffre d’affaires de 1 176,3 millions d’euro TTC, soit – 17,1 par rapport à 2006. Toutefois, la part de marché des indépendants se renforce atteignant 22% en valeur soit une progression de 1,9 point par rapport à 2006.
C’est pourquoi le plan de soutien du gouvernement à l’industrie musicale joue un rôle essentiel pour permettre aux producteurs de musique de traverser cette mutation technologique et économique dans les meilleures conditions possibles. L’UFPI demande au gouvernement de poursuivre en 2008 son plan de soutien à la filière musicale, « une année charnière pour la filière musicale ».
L’accélération de la croissance du marché de la musique numérique devrait être facilitée par la suppression des DRM, la « désincitation » au piratage et par une meilleure attractivité de l’offre vis-à-vis du consommateur. L’UPFI considère que ce marché pourrait rapidement atteindre un chiffre d’affaires de l’ordre d’un milliard d’euro en quelques années. Et ce dans le cadre d’un modèle multi-revenus qui va prédominer au cours des années à venir.
Dans ce contexte, l’UPFI demande au gouvernement de luis permettre d’assurer une transition favorable vers un nouveau modèle économique. A cet égard, l’UPFI se félicite de la mise en œuvre des premières mesures de soutien à la production musicale par le gouvernement.
Celles-ci doivent être mises en œuvre et faire l’objet d’un prolongement dans le cadre d’une seconde phase : « Les producteurs de musique demandent au gouvernement de faire de la baisse de la TVA sur les produits culturels un sujet prioritaire, à l’occasion de la présidence française de l’Union Européenne, conformément aux engagements pris dans les accords de l’Elysée ; La consolidation de l’environnement fiscal adapté aux entreprises culturelles, en particulier la mise en place d’une adaptation du régime des SOFICAS pour la production musicale, est également une priorité. »
De plus, le « plan de revalorisation des droits à rémunération équitable doit être poursuivi dans tous les secteurs concernés (radios publiques, lieux sonorisés, discothèques). »