Alors que Google a souvent été mis en cause pour la conservation des données personnelles des utilisateurs de ses différents services, dont son célèbre moteur de recherche sur Internet, voilà que le géant américain commence à vouloir changer son image en matière de libertés individuelles en se posant en défenseur de la vie privée sur Internet, tout en proposant des pistes de réflexion.
Google souhaite en effet que les textes de loi qui encadrent la protection des données individuelles, jugés trop anciens, soient modifiés et dépoussiérés, pour améliorer la protection des données individuelles et donc des libertés des internautes. Google souhaite donc redéfinir un nouveau standard international dans la protection des données.
Peter Fleischer, responsable de la protection des données et de la vie privée de Google, et qui accumule dix ans d’expérience dans la protection des données, au cours d'une conférence organisée par l'Unesco sur « l'éthique et les droits de l'homme dans la société de l'information d'aujourd'hui », a demandé en effet au monde entier de se pencher sur la création d’un standard international de protection des données sur Internet.
Il s’est exprimé dans le cadre de la table ronde intitulée « protection de la vie privée et des données personnelles et liberté d’expression ou sécurité, protection du droit d’auteur et accès à l’information, … ».
Peter Fleischer, en charge du respect de la vie privée chez Google, a tenter de convaincre les représentants officiels présents d'adopter des standards de protection des données déjà en vigueur dans les pays membres de l'APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), une organisation qui dicte les règles d’utilisation des données personnelles à des fins commerciales.
Selon le spécialiste de la protection de la vie privée de Google, cette piste de réflexion est intéressante, car elle concerne des pays aux cultures très différentes, ce qui pourrait donc être adapté en occident.
L’APEC est une organisation intergouvernementale qui a pour objet de faciliter la croissance économique, la coopération, les échanges et l'investissement de la région Asie Pacifique. Elle se réunit en forum tous les ans.
Lors de cette réunion organisée par l’Unesco, participaient des chercheurs et des représentants du secteur privé, d’organisations non gouvernementales (ONG), de gouvernements, d’organisations internationales, ainsi que des membres de la société civile. Ils ont examiné les questions d’éthique et de droits de l’homme que soulèvent les technologies de l’information et de la communication, dont l’utilisation des données personnelles via Internet en région européenne, de même qu’en Amérique du Nord, en Turquie ou encore en Israël, considérées comme prioritaires.
Cette réunion à l’Unesco s’inscrit dans le prolongement du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) et du Forum sur la gouvernance de l’Internet.
Rappelons que Google a été le premier à réduire la durée de conservation des données personnelles de ses utilisateurs et qu’il a aussi décidé de réduire la durée de vie de ses logiciels espions appelés cookies.